LE MAIRE DE LYON REFUSE NOTRE PROPOSITION : AU MOINS 1 REPAS PAR SEMAINE AVEC DE LA VIANDE

La semaine dernière, sous couvert de crise sanitaire, la majorité Verts/extrême gauche à la Ville de Lyon a discrètement pris la décision d’imposer le « menu unique sans viande » dans toutes les cantines scolaires des écoles publiques de la 2e ville de France à partir de ce lundi 22 février. Le groupe Droite, Centre & Indépendants a immédiatement protesté contre ce tour de force de la municipalité écologiste de tenter d’imposer son idéologie aux enfants lyonnais. En ouverture du Conseil municipal, ce lundi 22 février, par la voix de Béatrice de Montille, conseillère du 3e arrondissement, nous avons formulé une proposition simple au maire de Lyon pour sortir de cette position idéologique et se mettre en conformité avec la loi : intégrer au moins un repas par semaine avec de la viande, pendant toute la durée du nouveau protocole sanitaire, les autres repas de la semaine pouvant comporter du poisson, ou des œufs, de façon à contenter tout le monde.



Un problème de méthode


Cette décision d’imposer « un menu unique sans viande » a été prise sans aucune concertation préalable, ni avec les élus, ni avec les parents d’élèves, ni en associant les directeurs d’établissements scolaires. « Pour le grand adepte de la concertation que vous êtes, vous conviendrez qu’une annonce de cette nature, faite par un simple mail de votre adjointe à l’éducation, à certains élus d’arrondissement lundi soir dernier, puis attendre la veille de la rentrée pour l’annoncer aux parents d’élèves par courrier, c’est loin de respecter le dogme de la co-construction de la décision publique que vous prêchez en permanence », a indiqué Béatrice de Montille en ouverture du Conseil municipal de ce lundi 22 février, au nom du groupe.


Lyon, seule ville de France à ne pas pouvoir proposer de viande ?


Sur le fond, le menu unique sans viande se justifierait selon l’équipe écologiste par le nouveau protocole sanitaire, qui exige de “pouvoir servir plus rapidement les élèves et fluidifier les repas”. Dans la capitale historique de la gastronomie, en pleine pandémie, cet argument fallacieux n’aura trompé personne. Rien dans le protocole sanitaire n’impose de passer à un menu unique ou n’empêche de cuisiner de la viande. Pas plus que du poisson ou des œufs. « Je vais le dire très clairement, si cette décision était guidée par les seules contraintes sanitaires, pourquoi Lyon est-elle la seule ville de France à la prendre ? », a poursuivi Béatrice de Montille. Lyon serait ainsi la seule ville en France à devoir se conformer à de telles mesures.


Une mesure idéologique basée sur des concepts moraux


Cette nouvelle décision est une étape supplémentaire, une manière d’asséner un choix, sans concertation et sans alternative. Il s’agit très clairement, à travers les enfants, du risque d’avancer vers un changement de société, à bas bruit, en imposant une idéologie. La mesure a d’ailleurs été soutenue par les activistes de L214 et tous les militants des mouvements anti-spécistes et animalistes, qui ont publiquement salué sur les réseaux sociaux la décision de Grégory Doucet, signataire de la charte de l’Association Végétarienne de France. Une décision qui, sous couvert d’excuse sanitaire, permet en réalité à l’équipe de Grégory Doucet d’accélérer ce qu’ils avaient prévu dans leur programme de campagne d’instaurer de 2 à 4 repas végétarien par semaine (menu 100% végé) dès 2022.


« Dans ces conditions, (…) il est parfaitement légitime, pour une grande majorité de la population, de craindre que vous profitiez de la crise sanitaire pour accélérer votre agenda végétarien et satisfaire une partie de votre électorat. C’est d’autant plus légitime que les décisions idéologiques et radicales forment l’armature de votre exécutif et plus largement de votre famille politique », a expliqué Béatrice de Montille, avant de formuler la proposition du groupe Droite, centre et indépendants au maire de Lyon. « Nous sommes tous d’accord pour réduire la part des protéines carnées dans les menus scolaires. Mais pas pour les bannir des assiettes. Ce n’est pas seulement une question d’équilibre nutritionnel, dont on peut débattre. Il s’agit là de permettre aux enfants d’avoir un régime varié et de les éduquer à tous les goûts. La viande fait partie du régime alimentaire de l’immense majorité des enfants et vous les en privez. »

La proposition d’un compromis raisonnable pour revenir sur une mesure illégale


Cette mesure est pourtant contraire à l’arrêté du 30 septembre 2011 relatif à la “qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire”. Cet arrêté impose en effet, sur une durée de 20 jours, au moins 4 repas avec en plat protidique, des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau, et autant avec du poisson.

Pour ne pas priver les petits lyonnais du seul lieu où ils peuvent, pour certains, manger de la viande, et vous mettre en conformité avec la loi, nous formulons une proposition, qui, pour la durée de ce nouveau protocole sanitaire :

➡Au moins 1 repas par semaine avec de la viande

➡les autres repas de la semaine pouvant comporter du poisson, ou des œufs*, de façon à contenter tout le monde.

Cette proposition est un compromis raisonnable qui permettrait de contenter tout le monde pendant la durée du nouveau protocole sanitaire et confirmerait que cette décision n’était pas idéologique.


https://www.facebook.com/677552642/videos/10157935769737643/


*les œufs sont intégrés dans l’offre « végétarienne » telle que présentée sur le site de la ville (menus scolaires de la semaine prochaine)



Groupe Droite, Centre & Indépendants à la Ville de Lyon

Élus municipaux :

2e : Pierre OLIVER, Florence VERNEY-CARRON, Denis BROLIQUIER

3e : Béatrice de MONTILLE, Étienne BLANC

6e : Pascal BLACHE, Laurence CROIZIER, Jean-Michel DUVERNOIS, Françoise BLANC, Romain BILLARD

Élus d’arrondissement :

2e : Jean-Stéphane CHAILLET, Maryll GUILLOTEAU, Pauline GROSJEAN, François ROYER, Aurélie BONNET SAINT GEORGES, Jean-Bernard NUIRY, Stéphanie STAN / 3e : Goveille TANDONNET, Thierry RICARD / 4e : Anne PELLET / 5e : Anne PROST / 6e : Christian TERMOZ-MAZAN, Isabelle RAMET, Gérald AVAKIAN, Virginie FOURNEYRON, Hervé BRUN, Analia CABRERA, Olivier BOUZARD, Dominique TRIBALAT, Samuel SOULIER, Isabelle BURTIN, Jacques STUDER / 7e : Émilie DESRIEUX / 8e : Emmanuelle JENN

Posts récents

Voir tout

FAUT-IL BÂTIR DES « BUDGETS GENRÉS » ?

Itw dans le journal La Croix -mardi 30 mars 2021 / Débats "L’évaluation des inégalités doit se faire sur le terrain" Bien sûr que des inégalités existent et qu’elles doivent être combattues. Bien sûr