GUILLOTIÈRE - UN MARCHÉ DE LA MISÈRE COMME PROJET POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE DES VERTS

et de l’Extrême gauche pour les habitants


Alors qu’ils sont dans l’incapacité d’apporter une réponse à la vente illégale quotidienne de cigarettes de contrebande et au recel d’objets volés, sources permanentes d’insécurité, d’agressions et d’incivilités pour les habitants du quartier de la Guillotière, l’équipe du Maire de Lyon s’apprête à légaliser le marché illégal de la Place du Pont. Présenté comme l’aboutissement d’une consultation illusoire, l’exécutif Verts/extrême gauche ambitionne un petit tour de passe-passe, en rendant légal un marché sauvage, sur le modèle du marché des Biffins à Paris. Au cours d’une conférence de presse organisée par le groupe de la droite, du centre et des indépendants à Lyon, présidé par le Sénateur Etienne Blanc, et en présence de Pierre Liscia, ancien élu du 18ème arrondissement de Paris venu témoigner des réalités du marché des Biffins, les élus ont dénoncé avec la plus grande fermeté ce renoncement pur et simple de la Ville de Lyon à assurer la tranquillité publique des habitants des 3e et 7e arrondissements, tout en annonçant le lancement d’ateliers de quartiers alternatifs à destination de l’ensemble des habitants.



Alertés il y a quelques jours par les retours de l’association de riverains « Guillotière en colère » sur les retours des ateliers « participatifs » “mieux vivre ensemble Place du Pont” organisés par les mairies du 3e et 7e arrondissements sur le devenir du quartier, Béatrice de Montille, Conseillère municipale du 3e arrondissement, et Emilie Desrieux, Conseillère du 7e arrondissement, élues du groupe d’opposition Droite, Centre et Indépendants et toutes deux habitantes du quartier, ont décidé de prendre la parole, aux côtés de Pierre Oliver, Maire du 2e arrondissement venu en voisin, ce mercredi 24 mars, pour dénoncer avec la plus grande fermeté le projet politique dans les cartons du Maire de Lyon et de son exécutif pour le quartier de la Guillotière : légaliser le marché sauvage de la Place du Pont, en créant un marché de la misère, sur le modèle du carré des Biffins développé à Paris.

« Il s’agit d’un projet irresponsable et malhonnête », s’exclame Etienne Blanc en ouverture du point presse. « Irresponsable, car on ne peut pas tolérer la légalisation d’un marché sauvage, pour la simple raison qu’on ne parvient pas à résoudre des problèmes d’insécurité et de délinquance. Et malhonnête, parce que l’on essaie de faire croire qu’il s’agit d’une démarche concertée et portée par les habitants, au nom d’une certaine vision de la mixité sociale ».

« Il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom et refuser la manipulation des concepts et la dictature de la bonne conscience. Vouloir créer un marché de chiffonniers, sur cet emplacement et sur le même modèle que le marché des Biffins à Paris, est loin d’être une avancée sociale ou un gage de retour de la tranquillité publique. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit de retrouver l’âme multiculturelle de ce quartier historique. Les Lyonnais ne seront pas dupes ! » a poursuivi Béatrice de Montille, avant de céder la parole à Pierre Liscia, venu témoigner (par visio) de la situation du carré des Biffins mis en place dans son arrondissement parisien :

« Derrière les beaux discours moralisateurs sur la solidarité et l’insertion sociale se cache une réalité toute autre », a témoigné Pierre Liscia. « Dans le 18e arrondissement où je vis et où j’ai été élu, le « carré des Biffins » n’est autre qu’un marché de la misère auquel s’agrègent les vendeurs à la sauvette et les trafics – cigarettes de contrebande, denrées alimentaires périmées, objets volés – le tout dans des conditions d’insalubrité et d’insécurité insupportables. L’institutionnalisation de la misère n’est pas une solution acceptable ni pour les personnes en situation de grande précarité ni pour les riverains. »

Il est urgent que les habitants de notre quartier soient enfin entendus”, rappelle Emilie Desrieux qui se désole que ni les habitants, ni les élus de l’opposition ne soient invités à participer aux ateliers de concertation* organisés par les mairies du 3 et du 7. “Une fois de plus, la méthode des verts et de l’extrême gauche ressort. Comme dans les autres quartiers, la concertation est en réalité un leurre et on tente d’imposer une vision dogmatique sur les problèmes de ce quartier : pas de caméras ni d’effectifs de police, et l’institutionnalisation de la misère”. Au prétexte d’avancées des réflexions des riverains au sein de ces ateliers -ce que dénoncent plusieurs associations participantes- les mairies d’arrondissements préparent la mise en place d’une décision déjà toute prête dans les cartons de la mairie. En réalité, la demande des riverains et habitants de la Guillotière est très clairement exprimée depuis de longs mois (Guillotière en colère, le CIL Gerland Guillotière, Bien Vivre à la Guill…), ils souhaitent l’arrêt de la vente illégale de cigarettes de contrebande et du recel d’objets volés dans leur quartier, et le retour à la tranquillité publique.

Le groupe de la droite, du centre et des indépendants, présidé par le Sénateur Etienne Blanc, a appelé le Maire de Lyon à réagir, en lui proposant plusieurs actions très concrètes:

1/ exiger l’arrêt de la vente illégale Place du Pont en engageant des moyens humains et des effectifs de police supplémentaires et en déployant des effectifs, car on ne transige pas avec la sécurité ;

2/ refuser le concept de la légalisation de la misère et ne pas laisser le quartier de la Guillotière s’enfoncer un peu plus dans la précarité et l’insécurité ;

3/ définir un véritable projet alternatif collectif, avec les habitants, et articulé sur 3 axes : la sécurité du quartier, le retour du commerce qualitatif de proximité, et le volet social et humaniste avec l’appui des grands acteurs lyonnais de la solidarité (ex. Emmaüs, l’Armée du Salut, ou Habitat et Humanisme).

Les élus du groupe droite, centre et indépendant, donnent rdv aux habitants qui souhaitent réellement pouvoir donner leur avis et formuler un avis sur ce projet, à travers une série d’ateliers qui commenceront dès le mardi 30 mars à 19h00 en visio conférence (inscriptions par mail : lesateliersdelaguillotiere@gmail.com) afin de proposer un projet alternatif.

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